Tom Boonen, un sprinter chef de peloton

Tom Boonen, un sprinter chef de peloton
On peut tirer trois enseignements ces championnat du monde 2005 disputé à 42,417 km/h de moyenne sous le soleil. Que le nouveau champion du monde, Tom Boonen, est à 24 ans un athlète époustouflant : «Je vis un rêve depuis le début de saison et j'ai du mal à réaliser.» En remportant dans la même année le tour des Flandres, Paris-Roubaix et deux étapes du Tour de France, on peut qualifier la saison du colosse d'Anvers de remarquable. Ensuite, que son dauphin, l'Espagnol Alejandro Valverde, confirme là son grand talent : «J'avais encore des forces pour le sprint mais je n'ai pas réussi à passer devant.» Il y avait quand même deux longueurs entre les deux hommes. Enfin, qu'il est possible à un coureur français, Anthony Geslin, de se hisser sur le podium d'une course qu'on disait réservée aux purs sprinteurs : «J'avais parfois du mal a avoir confiance en moi et cette place va me faire du bien.»

Qu'a-t-on vu les premières heures ? Un Bulgare (Vassiliev) rouler devant comme le petit cheval de Paul Fort. Puis ensuite une course menée par un Kazakh (Muravyev), puis un Américain (Saul Raisin, un tout bon !). Quand le peloton en a eu marre d'avoir sept minutes de retard sur les échappés, il s'est mis à rouler plein gaz sous l'autorité des Australiens. L'équipe d'Italie s'est trouvé des alliés d'un jour, au point que l'on pouvait compter «50 coureurs italiens» dans le peloton, comme le soulignait un Espagnol assez remonté.

Paolo Bettini s'est illustré en attaquant tandis qu'Alessandro Petacchi n'a jamais été dans le coup. Il restait deux tours et Vinokourov, qui s'était beaucoup montré, a essayé de tout faire sauter. Il a failli réussir, car dans la dernière bosse il était devant avec Bettini et Boogerd. Tout ce joli monde a été rattrapé dans le dernier virage.

La presse belge triomphe mais garde un chien de sa chienne à Patrick Lefevere, directeur sportif de Boonen chez Quick Step, qui s'était répandu partout en racontant qu'avec une pareille équipe «Tom Boonen ne serait jamais champion du monde». Le sélectionneur belge, José de Cauwer, qui fêtait hier ses 56 ans et dont c'était la dernière course à ce poste, avait répondu qu'il n'était pas question de construire une équipe de foot : «La sélection, ce n'est quand même pas le FC Boonen !» Ma foi, ça y ressemblait quand même un peu.

# Posté le dimanche 02 octobre 2005 13:59

Championnat du monde contre-la-montre 2005

L'Australiens Michael Rogers a décroché ce jeudi son troisième titre mondiale d'affilé alors que cela faisait presque un an qu'il n'avait pas remporter de courses. C'était au championnat du monde du contre-la-montre, déjà, à Bordolino cette fois, où on lui avait remis la veille,une autre médaille d'or, celle de David Millar, déchu du titre acquis en 2003, après ses aveux de dopages à l'EPO. Présenté comme un futur grand coureur de courses à étapes, ce sympathique Australien de 25 ans seulement n'a pas encore réussi à passer le cap qui le placerait parmi les grosses pointures du peloton...

Quand Patrick Lefévre disait en juillet dernier " Rogers gagnera un jour le Tour de France ", j'étais d'accord avec lui. JE pense encore cela. Conscient de sa stagnation, Michael a décidé de changer d'air en partant pour T.Mobile, alors que je l'aurais bien vu signer chez Phonak (sic). En 2006, il retrouvera donc Jan Ulrich, grand absent de ce CLM. Mais pas unique absent... Mc Gee, Zabriskie, Basso, Sir Arsmtrong et mon ami Santi Botero n'étaient, eux aussi, pas de la partie. Mais cela ne remet pas en cause le titre de Rogers, perfectionniste dans l'âme, l'Australien avait méthodiquement reconnu ce parcours exigent, chose obligatoire pour faire une bonne perf'. Autour de lui sur le podium, Rogers retrouva deux autres coureurs de la nouvelle génération, Gutierrez et Cancellara.

Pour d'autres, la journée a été moins heureuse. Vinokourov (5ème), Julich (11ème), Rich (15ème), Ekimov (28ème), Poopovych (32ème), Thomas Dekker (35ème) étaient attendu plus haut au classement. Côté Français, très loin, Chavanel fini 30ème et Moreau 44ème sur 48 classés à plus de 5 minutes du vainqueur du jour.

Si le cyclisme Français n'est pas au mieux côté résultats, le cyclisme Australien se porte très bien. Nul doute, on reverra Rogers...
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# Posté le samedi 24 septembre 2005 07:14

Tour d'Espagne 2005

Roberto Heras a remporter au terme de la 21ème et ultime étape, sa quatrième Vuelta, après ses trois précédents succès conquis en 2000, 2003 et 2004. Un authentique exploit, sans précédent, même le grand Tony Rominger s'y est cassé les dents.

Un succès total donc pour le grimpeur de 31 ans. Son maillot de oro, il l'a tissé grâce à deux victoires d'étapes en altitude, dont l'une a marqué les esprits, la 16e au sommet de Valgrande-Pajares, une journée dantesque qui restera dans ma mémoire, au cours de laquelle le duel Heras-Menchov a atteint son paroxysme.

Soutenu par une équipe grand luxe, le grimpeur de Bejar est entrer dans l'histoire de la Vuelta. Sa place est aux côtés des autres recordmans de victoires sur les grands tours, Lance Armstrong, Alfredo Binda, Eddy Merckx et Fausto Coppi.

CLASSEMENT GENERAL FINAL :
1 R. HERAS (ESP - LSW) 82h22'55"
2 D. MENCHOV (RUS - RAB) à 4'36"
3 C. SASTRE (ESP - CSC) à 4'54"
4 F. MANCEBO (ESP - IBA) à 5'58"
5 C. GARCIA QUESADA (ESP - ECV) à 8'06"
6 R. PLAZA (ESP - ECV) à 11'36"
7 O. SEVILLA (ESP - TMO) à 13'22"
8 T. DANIELSON (USA - DSC) à 16'38"
9 M. ARDILA CANO (COL - DVL) à 18'15"
10 J. MERCADO (ESP - QST) à 18'31"
11 S. SANCHEZ (ESP - EUS) à 20'12"
12 M. SCARPONI (ITA - LSW) à 31'44"
13 D. BLANCO (ESP - ECV) à 34'57"
14 K. MOERENHOUT (HOL - DVL) à 35'03"
15 J. JUFRE POU (ESP - REF) à 35'33"
16 M. AERTS (BEL - DVL) à 36'18"
17 D. ATIENZA (ESP - COF) à 36'23"
18 U. OSA (ESP - IBA) à 37'14"
19 M. SERRANO (ESP - LSW) à 38'37"
20 P. LASTRAS (ESP - IBA) à 40'45"
21 A. BOTCHAROV (RUS - C.A) à 42'14"
64 N. VOGONDY (FRA - C.A) à 2h04'51"
67 C. LE MEVEL (FRA - C.A) à 2h10'54"

# Posté le samedi 24 septembre 2005 07:07

ARMSTRONG FOR A NEW COME-BACK ?

Cela sonne comme une blague, mais ce n'en est pas une. Dans un entretien accordé au quotidien texan « The American Statesman », Lance Armstrong a confié qu'il envisageait de revenir l'an prochain pour disputer un nouveau Tour de France. Pour l'heure, ce n'est qu'une hypothèse, mais il ne l'écarte pas.

Lance Armstrong VIII, le retour de la vengeance? Plus fort que Dallas et Dynastie réunis, le septuple vainqueur du Tour de France est le héros, plus ou moins heureux, du feuilleton de l'été dont les rebondissements n'en finissent plus de se succéder. Il y eut d'abord le premier épisode, de loin le plus prévisible, celui d'un sacre en jaune sur les Champs-Elysées, fin juillet, assorti d'un départ à la retraite annoncée de longue date.

Le deuxième était nettement moins attendu, surtout par Armstrong lui-même. Le quotidien L'Equipe en fut le détonateur, révélant le 23 août, preuves à l'appui, que le champion d'Austin avait consommé de l'EPO lors de sa première victoire, en 1999. Entre fausse surprise des uns, indignation des autres et larmes de crocodiles de circonstance, le monde du cyclisme a encaissé et l'intéressé également.

Depuis, Armstrong préparait sa réponse devant ces " allégations". Devant les caméras de CNN, sur le plateau du Larry King Live, il s'est placé dans la peau de la victime harcelée par une presse française aigrie de voir ses champions incapables de briller sur la plus grande course du monde, dont il fut, lui, le maître absolu pendant sept années de rang. L'argument peut convaincre ou non, c'est selon, mais il a indéniablement reçu un certain écho outre-Atlantique.

De son côté, l'affaire aurait pu se poursuivre devant les tribunaux, hypothèse toujours à l'étude, même si Armstrong ne semble pas pressé d'aller en justice. Alors il a pensé à répliquer sur son terrain, celui du sport. Mardi, dans les colonnes du quotidien d'Austin, The American Statesman, le Texan a lancé une petite bombe qui devrait faire autant de bruit que les révélations de L'Equipe: oui, il envisage de revenir en 2007, pour briguer un huitième maillot jaune à Paris.

"J'y pense, a-t-il confié à la journaliste Suzanne Halliburton. Je crois que ce serait le meilleur moyen d'emmerder les Français". L'ennemi ne serait donc plus incarné par un journal, quelques journalistes ou une poignée de détracteurs, mais bien par un peuple tout entier. Intéressant. Armstrong avoue avoir réfléchi à la question depuis deux semaines. " Je m'entraîne encore tous les jours", a-t-il ajouté, rappelant qu'il prendrait part au premier camp d'entraînement de l'équipe Discovery, début décembre.

Interrogé par Cyclingnews sur la Vuelta, Johan Bruyneel, manager de la formation américaine, a immédiatement donné du crédit aux propos de celui que l'on pensait être son ex-coureur. "Les déclarations de Lance sont exactes, affirme le Belge. Vous savez, après sa retraite, on a fait un peu la fête, et il a fait un break de deux semaines. La troisième, il m'a appelé pour me dire qu'il était de retour sur son vélo. Ça lui manquait déjà... "

Bruyneel devrait s'entretenir assez rapidement avec Armstrong afin de connaître exactement ses intentions: "Je n'exclus pas un retour de Lance en 2006. Je ne peux pas confirmer tant que je ne lui ai pas parlé. Mais ce n'est pas impossible", dit-il. Rien ne le semble d'ailleurs avec ce champion et cet homme que l'adversité, quelles que soient ses formes, ne parait jamais en mesure d'atteindre. Au contraire. Et maintenant, suite au prochain épisode...

# Posté le mardi 06 septembre 2005 10:07